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Phuket 2026 : pourquoi 80% des promesses des agents ne se réaliseront pas

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Phuket 2026 : pourquoi 80% des promesses des agents ne se réaliseront pas

24 июня 2026 г.

Le marché de l'immobilier de villégiature à Phuket vit en 2026 sur des promesses. Les acheteurs s'entendent parler d'une capitalisation de 40 à 60% par projet, de rendements de 15 à 20% annuels et d'un doublement de la valeur du bien en quelques années. La réalité est bien plus sévère : ces chiffres n'existaient que durant la période post-Covid, lorsque des projets à l'arrêt se rachetaient à prix bradés. Sur un marché normalisé, de tels chiffres relèvent du casino, non de l'investissement.

L'immobilier de villégiature souffre partout du même mal, de Dubaï à Bali en passant par la Méditerranée : des attentes gonflées, alimentées par des dizaines d'intermédiaires. À Phuket, cette pathologie est devenue chronique. Une chaîne de 30 à 50 intermédiaires entre le promoteur et l'acheteur final fait gonfler le coût du projet et noie les faits dans un bruit d'information constant.

Réponse rapide

  • Capitalisation de 40 à 60% par projet : une promesse marketing sans fondement durable en dehors des périodes de crise
  • Rendement locatif réel avec une gestion sérieuse : 5 à 8% par an, jusqu'à 10 à 12% avec un home staging professionnel
  • La pleine propriété (freehold) pour les étrangers existe dans le cadre d'un quota de 49% dans les copropriétés, enregistrée au Département foncier thaïlandais
  • Le leasehold est un terme marketing, absent du droit thaïlandais des copropriétés - il s'agit juridiquement d'un bail
  • La loi thaïlandaise prévoit jusqu'à 6 mois d'emprisonnement pour des promesses de rendement non prouvables dans la publicité, mais l'application reste quasi nulle pour les agents étrangers
  • Les coûts d'acquisition des acheteurs sur le marché de villégiature atteignent 15 à 20% de la valeur du projet, d'où des commissions élevées versées aux agents

Scénarios et options

Scénario 1 : Achat locatif en gestion autonome

La voie la plus exigeante, mais potentiellement la plus rentable. Le facteur clé est la qualité de l'ameublement et de la présentation sur les plateformes de réservation. Un appartement avec un intérieur soigné, des photos professionnelles et un service rodé peut générer 8 à 12% de rendement net. Sans cela, on retombe sur des 4 à 6% standard, avec une occupation pouvant chuter à 30 à 40% en basse saison.

Point essentiel : la location courte durée à Phuket fonctionne différemment des grandes villes. Les hôtes attendent un service hôtelier - nettoyage quotidien, transfert aéroport, conciergerie. Assurer ce niveau dans le cadre d'une copropriété est coûteux et complexe.

Scénario 2 : Achat avec gestion assurée par le promoteur

Le promoteur prend en charge la gestion et garantit un pourcentage. L'offre semble attractive, mais dans la pratique, le rendement garanti tourne généralement autour de 5 à 7% et est assorti de nombreuses conditions : déductions pour travaux, marketing, charges courantes. L'inconvénient majeur : le promoteur et le propriétaire se retrouvent dans le même bateau, ce qui n'incite pas à optimiser la commercialisation du bien une fois livré.

Scénario 3 : Achat spéculatif en phase de construction

L'option la plus risquée. L'acheteur compte revendre l'unité avant ou juste après la livraison avec une plus-value de 20 à 40%. De telles transactions ont existé en 2021-2023. En 2026, le marché est saturé en offre - davantage de projets ont été lancés que la demande ne peut en absorber. Le risque de se retrouver avec un bien illiquide est élevé.

Scénario 4 : Dubaï et Bali comme alternatives

Dubaï offre la pleine propriété sans quota et une réglementation plus développée, mais le rendement locatif est plus faible (4 à 7%) et la concurrence des immeubles d'affaires est forte. Bali, quant à elle, n'accorde pas aux étrangers un droit de propriété : l'achat se fait via des contrats d'investissement, ce qui génère des risques substantiels, même si la gestion opérationnelle locative y est parfois mieux organisée qu'en Thaïlande.

Tableau comparatif des marchés

ParamètrePhuket (copropriété freehold)Bali (contrat d'investissement)Dubaï (pleine propriété)Moscou (contrat de promotion + financement projet)
Forme de propriétéPropriété dans le quota de 49%Bail / contrat d'investissement, pas de propriétéPleine propriété sans quotaPleine propriété
Enregistrement officielOui (chanote au Département foncier)NonOuiOui
Hypothèque pour étrangersNonNonOui, limitéeOui, largement accessible
Rendement locatif annuel réel5 à 10%8 à 15% (risques élevés)4 à 7%3 à 5%
Risque de perte du bienFaibleÉlevéFaibleFaible
Commission agents5 à 10%5 à 10%3 à 7%1 à 5%
Régulation publicitaireFormelle, peu appliquéeQuasi inexistanteMoyenneStricte

Principaux risques et erreurs

Erreur n°1 : croire aux promesses de capitalisation. La promesse de doublement de valeur n'est pas une projection, c'est un argument de vente. La loi thaïlandaise interdit formellement les affirmations publicitaires invérifiables (amende jusqu'à 50 000 bahts, jusqu'à 6 mois d'emprisonnement), mais ces dispositions ne sont pratiquement jamais appliquées aux agents étrangers.

Erreur n°2 : confondre propriété et bail. Le terme 'leasehold' vient du droit anglo-saxon et n'existe pas dans la loi thaïlandaise sur les copropriétés. Il n'existe que la propriété (enregistrement du chanote) et le bail (contrat de 30 ans renouvelable). La différence de prix entre freehold et leasehold peut atteindre 500 000 à 800 000 bahts - une somme qui pourrait correspondre à ce que le propriétaire récupèrerait après 30 ans lors d'un hypothétique rachat.

Erreur n°3 : ignorer le quartier. Exemple concret : Bang Tao est présenté dans les annonces comme une zone balnéaire haut de gamme. Sur le terrain, une part significative du territoire reste un village résidentiel thaïlandais, loin du vernis touristique affiché. Visitez toujours le quartier en personne avant d'acheter.

Erreur n°4 : confondre flux touristique et demande d'investissement. Le touriste de deux semaines et la famille qui s'installe durablement représentent deux types de demande radicalement différents. Phuket repose encore essentiellement sur le premier. Le programme d'attraction de 60 000 familles étrangères sur l'île reste une ambition, pas un acquis.

Erreur n°5 : calculer le retour sur investissement de façon linéaire. Le calcul classique 'j'achète à X, je loue à Y, remboursé en 12 ans' suppose que rien ne changera pendant 12 ans consécutifs. C'est une illusion. Le tourisme fluctue, la concurrence s'intensifie, le bien se dégrade.

Erreur n°6 : acheter le bien le moins cher. Un studio à 50 000 dollars à Pattaya attirera un profil de voisins et de locataires en conséquence. Le prix d'un bien est un filtre social, et cela vaut sur tous les marchés du monde.

Erreur n°7 : sous-estimer le risque juridique lié aux villas. Selon le South China Morning Post, les autorités thaïlandaises ont identifié des milliers d'entreprises utilisant des montages illégaux via des prête-noms thaïlandais et ont engagé des poursuites contre plus de 850 sociétés, pour des pertes totalisant environ 15 milliards de bahts (environ 458 millions de dollars américains). Ce durcissement réglementaire pousse de nombreux acheteurs étrangers à suspendre leurs projets d'acquisition de villas à Phuket et Koh Samui dans l'attente d'une clarification juridique.

FAQ

Un étranger peut-il détenir un bien à Phuket en pleine propriété ? Oui. Dans les copropriétés, un quota de 49% des surfaces est accessible aux étrangers en pleine propriété. Le droit est enregistré au Département foncier (chanote). L'appartement est indissociable du terrain et des parties communes.

Que signifie 'leasehold' en Thaïlande ? Juridiquement, il s'agit d'un bail de 30 ans renouvelable. Le terme 'leasehold' est emprunté au droit britannique et n'apparaît pas dans la loi thaïlandaise sur les copropriétés.

Quel rendement locatif réel peut-on espérer à Phuket ? Selon les estimations du marché, 5 à 8% par an avec une gestion standard. Avec un home staging professionnel et un marketing actif, jusqu'à 10 à 12%. L'occupation en basse saison peut tomber à 25 000 à 35 000 bahts par mois même pour des biens de qualité.

Pourquoi les promoteurs paient-ils des commissions aussi élevées aux agents ? Sur un marché de villégiature, il n'existe pas de demande locale. Le promoteur doit attirer des acheteurs depuis des dizaines de pays. Une publicité en direct lui coûterait 15 à 20% de la valeur du projet. Passer par un réseau de partenaires revient moins cher et est plus efficace.

Est-il sûr d'acheter un bien en construction à Phuket ? La Thaïlande ne dispose pas d'un mécanisme équivalent au financement de projet sécurisé à la française. Les fonds sont versés directement au promoteur. La protection de l'acheteur repose sur le contrat et la réputation du développeur. Vérifiez systématiquement les autorisations de construire (EIA, Construction Permit) et la solidité financière de la société.

Bali est-il une alternative sérieuse à Phuket ? Bali n'accorde pas aux étrangers de droit de propriété. L'acquisition se fait via des contrats d'investissement, ce qui génère des risques importants. La gestion opérationnelle locative y est parfois mieux structurée, mais le cadre juridique reste nettement moins sécurisé.

Comment Phuket se compare-t-il à Dubaï ? Dubaï offre la pleine propriété sans quota et une réglementation plus structurée. Mais le rendement locatif est plus faible (4 à 7%), le marché est orienté vers la location longue durée, et la concurrence avec les hôtels d'affaires est forte. Les commissions agents sont comparables : 5 à 7% chez les promoteurs indépendants.

Que se passera-t-il sur le marché de Phuket dans 5 ans ? Le facteur clé sera la mise en oeuvre du programme d'attraction de résidents étrangers et le développement des infrastructures (écoles internationales, santé, transport). Si le programme de visas DTV se poursuit et que le nombre de familles installées durablement augmente, le marché bénéficiera d'un soutien fondamental. Dans le cas contraire, la volatilité perdurera.

Source: South China Morning Post - https://www.scmp.com/business/article/3357761/thai-property-crackdown-foreign-buyers-hit-pause-villas-nominee-loophole-closes

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